Cancer du sein hormonodépendant après la ménopause : hormonothérapie, effets secondaires et comment les soulager

Par Brigitte L’Homme, ancienne représentante pharmaceutique, femme passée par là, créatrice de la méthode DRAGONS

En bref : cancer du sein et ménopause

  • Être ménopausée ne veut pas dire ne plus avoir d’œstrogènes : ton corps continue d’en fabriquer, en plus petite quantité.
  • C’est pour ça qu’un cancer du sein hormonodépendant peut apparaître des années après la ménopause. L’âge médian au diagnostic est de 64 ans.
  • L’hormonothérapie, prescrite au moins 5 ans, peut faire revenir des troubles de la ménopause : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, douleurs articulaires, fragilité osseuse.
  • Ces effets secondaires se soulagent, sans hormones : activité physique, poids stable, soins intimes non hormonaux, suivi osseux.
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Femme ménopausée aux cheveux gris attendant ses résultats de mammographie dans la salle d'attente d'un cabinet de radiologie

Hormonothérapie, cancer du sein, effets secondaires : il y a encore quelques années, ces mots ne faisaient pas partie de ma vie. J’étais ménopausée depuis environ cinq ans. Je n’avais jamais pris de traitement hormonal. Et je m’apprêtais enfin à réaliser un projet dont je rêvais depuis très longtemps : une réduction mammaire.

Mon chirurgien plasticien était d’accord pour m’opérer. Il m’a simplement demandé une mammographie « clean » avant l’intervention. Je l’ai faite en toute confiance. Sur les clichés, le radiologue a vu un petit quelque chose. Trop petit pour se prononcer. Il m’a demandé de revenir six mois plus tard. Même résultat, toujours trop petit pour faire une biopsie. Rebelote, six mois de plus. Et cette fois, en regardant les images, il m’a dit d’aller faire une biopsie dès le lendemain.

Le résultat : un cancer du sein hormonodépendant.

Ma première question a été : comment est-ce possible ? Je suis ménopausée. Mes hormones sont censées être « parties ». On m’a répondu : « Ça arrive ! » Et je suis repartie avec le sentiment de ne pas avoir eu de chance, sans rien comprendre de plus.

Alors j’ai cherché. Et j’ai compris que la ménopause ne signifie pas l’arrêt total des œstrogènes. C’est cette explication que j’aurais aimé entendre ce jour-là. C’est elle que je veux te donner aujourd’hui, avec tout ce que j’ai appris sur la suite : l’hormonothérapie et ce qu’elle fait à ton corps de femme ménopausée.

Comment peut-on avoir un cancer hormonodépendant quand on est ménopausée ?

Ta ménopause n’a pas éteint tous tes œstrogènes

À la ménopause, tes ovaires arrêtent de produire l’essentiel de tes œstrogènes. Mais ton corps ne s’arrête pas d’en fabriquer pour autant. Selon l’Institut Curie, des hormones produites par les glandes surrénales, les androgènes, sont transformées en œstrogènes grâce à une enzyme, l’aromatase. Cette enzyme se trouve dans le tissu adipeux, dans l’os et dans la peau.

Autrement dit, après la ménopause, tu as moins d’œstrogènes, mais tu en as encore. Et ils circulent toujours jusqu’à tes seins. Je t’explique le rôle de ces hormones en détail dans mon article sur les œstrogènes et la ménopause.

Hormonodépendant, ça veut dire quoi ?

Un cancer du sein est dit hormonodépendant (ou hormonosensible) quand ses cellules portent des récepteurs aux hormones. Les œstrogènes s’y fixent et stimulent leur croissance. Selon l’Institut national du cancer, c’est le cas de 80 % des cancers du sein.

Même en petite quantité, les œstrogènes produits après la ménopause suffisent donc à nourrir ce type de tumeur.

Le cancer du sein est d’abord un cancer de la femme après 50 ans

Un chiffre remet les choses en place. Selon l’Institut national du cancer, 61 214 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France métropolitaine en 2023, et l’âge médian au diagnostic est de 64 ans. La moitié des femmes touchées ont donc plus de 64 ans. Bien après la ménopause.

Ce n’était pas qu’une question de « pas de chance ». C’était une question de connaissances. Et ces connaissances changent la façon de voir la suite.

Et le poids dans tout ça ?

Puisque l’aromatase se trouve dans le tissu adipeux, le poids joue un rôle après la ménopause. L’Institut national du cancer indique que le surpoids et l’obésité augmentent le risque de cancer du sein chez la femme ménopausée. L’alcool aussi, dès un verre par jour en moyenne.

Attention, je ne dis pas que les femmes touchées l’ont « cherché ». Moi, je n’avais jamais pris d’hormones. Un facteur de risque n’est pas une cause, et beaucoup de cancers surviennent sans raison identifiable. Mais connaître ces leviers, c’est savoir sur quoi tu peux agir. J’en parle aussi dans mon article sur la prise de poids à la ménopause.

Le dépistage ne s’arrête pas à la ménopause

Si je retiens une seule leçon de mon histoire, c’est celle-ci : même ménopausée, tu dois continuer à te faire dépister.

Moi, c’est un projet de réduction mammaire qui m’a amenée à faire cette mammographie. Mon cancer a été découvert à un stade précoce grâce à un projet qui n’avait rien à voir. Je ne veux pas que tu comptes sur le hasard.

En France, le programme de dépistage organisé invite toutes les femmes de 50 à 74 ans à faire une mammographie et un examen clinique tous les deux ans. C’est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais. Et chaque mammographie jugée normale est relue par un second radiologue.

Pourtant, selon Santé publique France, moins d’une femme sur deux y participe : 45,7 % sur la période 2024-2025. Et ce taux baisse depuis le milieu des années 2010.

L’âge médian au diagnostic du cancer du sein est de 64 ans. Et moins d’une femme sur deux participe au dépistage organisé.
Sources : Institut national du cancer, Santé publique France

Femme ménopausée échangeant avec une femme médecin au sujet de son hormonothérapie pour un cancer du sein

« Revenez dans six mois » : ce que ça veut dire

Si on te demande un jour de refaire une mammographie dans quelques mois, ne panique pas, mais ne laisse pas filer non plus. Quand une image est jugée « probablement bénigne » (classée ACR 3), le risque qu’elle soit un cancer est inférieur à 2 %, selon ce centre de sénologie. On ne fait donc pas de biopsie tout de suite, mais on surveille l’image avec un contrôle à 4 à 6 mois, puis sur environ deux ans. Si elle évolue, on fait une biopsie.

C’est exactement ce qui s’est passé pour moi. La surveillance a fonctionné parce que je suis revenue à chaque rendez-vous. C’est ça, le vrai message : va aux contrôles qu’on te demande, même quand tu te sens bien.

L’hormonothérapie du cancer du sein : le traitement qui te « re-ménopause »

Après la chirurgie et la radiothérapie, mon traitement s’est poursuivi avec une hormonothérapie. Et je la prends toujours aujourd’hui.

À quoi elle sert

L’objectif du traitement hormonal du cancer du sein est simple : priver les éventuelles cellules cancéreuses restantes des œstrogènes qui les nourrissent, pour réduire le risque de récidive. Selon l’Institut national du cancer, elle est habituellement prescrite pendant au moins 5 ans.

Anti-aromatases ou anti-œstrogènes : quels médicaments ?

Il existe deux grandes familles de médicaments d’hormonothérapie :

  • les anti-aromatases (létrozole, anastrozole, exémestane). Ils bloquent l’aromatase, donc la fabrication des œstrogènes. Selon l’Institut national du cancer, ils sont utilisés uniquement chez les femmes ménopausées, pendant 5 ans, ou pendant 2 ans suivis de tamoxifène ;
  • les anti-œstrogènes, comme le tamoxifène. Ils ne diminuent pas la production d’œstrogènes, mais empêchent les œstrogènes d’agir sur leurs récepteurs.

C’est ton oncologue qui choisit, en fonction de ta tumeur et de ta situation.

Les effets secondaires de l’hormonothérapie : une deuxième ménopause

Voilà ce que j’ai découvert. Ma ménopause était derrière moi. Mes troubles avaient disparu. Et avec l’hormonothérapie, ils sont revenus. C’est comme si je vivais une deuxième ménopause. Moins violente que la première, mais bien là.

C’est logique quand on y pense : le traitement fait baisser encore plus les quelques œstrogènes qui te restaient. Selon l’Institut Curie et l’Institut national du cancer, les effets secondaires les plus fréquents sont :

  • les bouffées de chaleur, qui touchent environ deux patientes sur trois ;
  • la sécheresse vaginale et la baisse de libido ;
  • les douleurs articulaires, notamment aux poignets, typiques des anti-aromatases (le tamoxifène donne plutôt des douleurs musculaires) ;
  • la fatigue, des troubles de l’humeur et parfois des troubles de la concentration ;
  • une diminution de la densité osseuse, facteur de risque d’ostéoporose avec les anti-aromatases.

L’Institut Curie précise que ces effets ont souvent tendance à s’atténuer avec le temps.

Pourquoi le THM n’est plus une option

Pourquoi ne pas « simplement » prendre un traitement hormonal de la ménopause pour soulager tout ça ? Je n’en avais jamais pris avant, et aujourd’hui, il m’est interdit. Selon les recommandations reprises par le Vidal, un cancer du sein actuel ou antérieur est une contre-indication au THM. Si le sujet t’intéresse en dehors de ce contexte, j’en parle sans parti pris dans mon article THM et ménopause : ni pour ni contre.

C’est là que les solutions sans hormones prennent tout leur sens.

Comment soulager les effets secondaires de l’hormonothérapie, sans hormones

Avant tout : n’arrête jamais ton hormonothérapie sans en parler à ton oncologue. L’Institut Curie rappelle qu’un arrêt prématuré réduit le bénéfice du traitement. Si un effet secondaire te gâche la vie, dis-le. Des pistes existent parfois : adapter le traitement, changer de molécule, ajouter un soin.

Tout ce qui suit vient en complément de ton traitement, jamais à la place.

Contre les douleurs articulaires : bouger, vraiment

C’est la piste la mieux prouvée. L’essai HOPE, publié en 2015, a suivi 121 femmes sous anti-aromatases qui souffraient de douleurs articulaires. Pendant un an, la moitié a pratiqué 150 minutes d’activité d’endurance par semaine et deux séances de renforcement musculaire encadrées. Résultat : leur pire douleur articulaire a baissé de 29 %, alors qu’elle a légèrement augmenté (+3 %) dans le groupe sans programme.

L’Institut Curie confirme qu’une activité physique régulière et un poids stable peuvent améliorer ces douleurs. Pour choisir tes activités, lis mon article sport et ménopause.

Protéger tes os

Avec les anti-aromatases, tes os sont en première ligne. Selon l’Institut Curie, une ostéodensitométrie est nécessaire au début du traitement puis tous les 2 à 3 ans, avec un apport suffisant en calcium et en vitamine D. Si ton oncologue ne t’en a pas parlé, pose la question. Je t’explique comment lire cet examen dans mon article sur l’ostéoporose à la ménopause.

Contre la sécheresse vaginale

L’Institut Curie recommande des lubrifiants au moment des rapports et l’application régulière d’une crème vulvo-vaginale non hormonale. Pour tout produit contenant des hormones, même en application locale, c’est ton oncologue qui décide. Tu trouveras plus de conseils dans mon article sur la sécheresse vaginale à la ménopause, en gardant en tête que tout ce qui est hormonal doit passer par ton oncologue.

Contre les bouffées de chaleur

Selon l’Institut Curie, l’hypnose et l’acupuncture peuvent être des options, et éviter la prise de poids limite la survenue des bouffées de chaleur. Pour l’acupuncture, je préfère être honnête : les résultats divergent, et une revue Cochrane menée chez des femmes ayant eu un cancer du sein n’a pas trouvé de différence nette. Cette même revue retient en revanche la thérapie de relaxation et certains médicaments non hormonaux (à choisir avec ton oncologue), avec une efficacité légère à modérée. Repérer ce qui les déclenche chez toi aide aussi beaucoup : je t’explique comment dans mon article sur les déclencheurs des bouffées de chaleur.

Attention aux « solutions naturelles » à base de plantes

C’est le point où je dois être très claire, parce que c’est l’inverse de ce qu’on lit souvent sur la ménopause. Certaines plantes contiennent des phytoestrogènes, des substances qui imitent les œstrogènes. Avec un cancer hormonodépendant, elles sont à éviter.

L’Institut Curie cite notamment l’anis étoilé, le soja, les graines de lin, le trèfle rouge, le houblon et la réglisse. Il conseille aussi d’éviter le pamplemousse, même dans l’alimentation courante. Et selon le Centre Léon Bérard, les compléments alimentaires à base de soja sont déconseillés en cas de cancer du sein hormonodépendant et pendant un traitement par tamoxifène ou létrozole.

Donc, avant tout complément, toute tisane « spéciale ménopause » ou toute huile essentielle : montre la liste des ingrédients à ton oncologue ou à ton pharmacien.

Les piliers DRAGONS pendant l’hormonothérapie

La méthode DRAGONS garde tout son sens pendant un traitement, à condition de l’adapter. Voici les piliers les plus utiles pendant ce traitement.

S comme Sport. C’est le pilier numéro un contre les douleurs articulaires, pour tes os et pour garder un poids stable. Pas besoin de performance : de la marche active, du renforcement progressif, idéalement encadré par un professionnel de l’activité physique adaptée.

A comme Alimentation. Une assiette qui apporte assez de calcium, de vitamine D et de protéines pour tes os, et qui t’aide à garder un poids stable. Sans compléments à base de soja ni de plantes œstrogéniques. Mes repères sont dans mon article sur l’alimentation à la ménopause.

D comme Détox. Réduire l’alcool, c’est agir sur un facteur de risque reconnu du cancer du sein. Arrêter le tabac, c’est protéger aussi tes os.

N comme Naturelle & Nature. Ici, le naturel change de visage : ce ne sont pas les plantes qui t’aideront, mais la marche au grand air, la lumière du jour, l’hypnose, la respiration. Des approches qui apaisent sans interférer avec ton traitement.

G comme Glam. Après une chirurgie du sein, le rapport à son corps peut être bousculé. Prendre soin de toi, choisir des vêtements dans lesquels tu te sens bien, te regarder avec bienveillance : ce n’est pas futile, c’est une façon de te réapproprier ton corps.

Et si tu n’étais pas encore ménopausée ?

Cet article parle de mon histoire : celle d’une femme déjà ménopausée qui découvre un cancer hormonodépendant. Mais il y a une autre situation, tout aussi difficile : celle des femmes dont la ménopause est provoquée par les traitements du cancer, parfois du jour au lendemain, en pleine chimiothérapie. Je lui consacre un article à part entière, à paraître la semaine prochaine.

Octobre Rose : ce que je voudrais que tu retiennes

On m’a dit « ça arrive ». Aujourd’hui, je sais pourquoi ça arrive. Et je sais que ce n’est pas qu’une affaire de chance : c’est une affaire de connaissance et de vigilance.

Être une Ménotop, ce n’est pas avoir un corps qui ne tombe jamais malade. C’est comprendre ce qui se passe en toi, poser les bonnes questions, et ne plus accepter qu’on te réponde par une phrase toute faite. Même pendant un cancer, même sous traitement, tu peux reprendre la main sur ta ménopause.

À retenir

  • Après la ménopause, ton corps fabrique encore des œstrogènes grâce à l’aromatase : un cancer du sein hormonodépendant reste possible.
  • L’âge médian au diagnostic du cancer du sein est de 64 ans : continue la mammographie tous les deux ans entre 50 et 74 ans, et va à chaque contrôle demandé.
  • L’hormonothérapie, prescrite au moins 5 ans, peut provoquer une « deuxième ménopause » : bouffées de chaleur, sécheresse, douleurs articulaires, perte osseuse.
  • L’activité physique est la piste la mieux prouvée contre les douleurs articulaires sous anti-aromatases.
  • Pas de THM, pas de plantes ni de compléments à phytoestrogènes, et jamais d’arrêt du traitement sans l’avis de ton oncologue.
Femme ménopausée pratiquant la marche active dans un parc en automne pour soulager les effets secondaires de l'hormonothérapie

FAQ : hormonothérapie, cancer du sein et ménopause

Peut-on avoir un cancer du sein hormonodépendant après la ménopause ?

Oui. Après la ménopause, les ovaires ne produisent plus l’essentiel des œstrogènes, mais une enzyme, l’aromatase, continue d’en fabriquer dans le tissu adipeux, l’os et la peau. Ces œstrogènes suffisent à stimuler un cancer hormonodépendant. L’âge médian au diagnostic du cancer du sein en France est d’ailleurs de 64 ans.

Quels sont les effets secondaires de l’hormonothérapie du cancer du sein ?

Les plus fréquents sont les bouffées de chaleur (environ deux patientes sur trois), la sécheresse vaginale, la baisse de libido, la fatigue et les troubles de l’humeur. Les anti-aromatases provoquent aussi des douleurs articulaires et une baisse de la densité osseuse. Le tamoxifène donne plutôt des douleurs musculaires. Ces effets s’atténuent souvent avec le temps.

Combien de temps dure l’hormonothérapie après un cancer du sein ?

Elle est habituellement prescrite pendant au moins 5 ans. Chez la femme ménopausée, les anti-aromatases peuvent être pris seuls pendant 5 ans, ou pendant 2 ans puis relayés par le tamoxifène. La durée exacte est fixée par l’oncologue selon la tumeur et la situation de chaque femme.

Peut-on prendre un traitement hormonal de la ménopause après un cancer du sein ?

Non. Un cancer du sein actuel ou antérieur est une contre-indication au traitement hormonal de la ménopause. Pour soulager les symptômes, on se tourne vers des solutions sans hormones : activité physique, crèmes vaginales non hormonales, lubrifiants, relaxation ou médicaments non hormonaux choisis par l’oncologue pour les bouffées de chaleur, toujours en accord avec l’oncologue.

Comment soulager les douleurs articulaires sous anti-aromatases ?

L’activité physique régulière est la piste la mieux prouvée. Dans l’essai HOPE, des femmes sous anti-aromatases ont vu leur pire douleur articulaire baisser de 29 % après un an d’endurance et de renforcement musculaire encadré. Garder un poids stable aide aussi. Si les douleurs restent fortes, parles-en à ton oncologue : un changement de molécule est parfois possible.


Brigitte L’Homme, ancienne représentante pharmaceutique, femme passée par là, créatrice de la méthode DRAGONS (1er prix Startup Weekend 2019). Retrouve la méthode complète dans mon livre La Ménopause Enfin Expliquée, disponible en broché et Kindle sur Amazon.

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